MAIN STREET II

MAIN STREET II > Hangar 107 – Rouen (FR)

L’exposition « MAIN STREET » pose ses valises au Hangar 107 après sa dernière édition dans le plus grand Musée d’Art Contemporain d’Afrique du Nord : le Musée Mohammed VI à Rabat (Maroc) 

Cette nouvelle édition réunit trois artistes contemporains : BELIN (ES), FRANCO FASOLI (AR) et LEK (FR).

L’objectif de cette exposition est de faire découvrir au public les dernières évolutions des artistes contemporains issus du mouvement graffiti. Si BELIN, FRANCO FASOLI et LEK ont en commun une langue maternelle, le graffiti, ils ont chacun connu une évolution radicale dans leur approche plastique respective, expérimentant différents mediums, différentes techniques, brisant les codes et explorant avec un œil sans cesse plus affuté, les possibilités infinies que leur offre cette liberté originelle du mouvement Graffiti. Ainsi, quelques années plus tard, les trois artistes aux racines communes, présentent aujourd’hui des œuvres radicalement différentes, avec chacun leur style, passant de l’abstraction à la figuration, et utilisant des techniques variés, du spray au collage, en passant par l’utilisation de bandes autocollantes.

LES ARTISTES :

Belin, l’Andalou. Fer de lance du mouvement Post Neo Cubiste, muraliste hors pair, connu pour son appropriation talentueuse des règles de l’hyperréalisme, continue d’officier à l’aérosol lorsqu’il s’attaque à de grande surface. Pour ses œuvres de plus petite taille, il officie cependant à la peinture acrylique et à la peinture à l’huile, dont il maîtrise parfaitement les techniques. Doué d’un sens inné de la réalité objective, l’artiste cède ainsi à la tentation subjective et s’attache à briser les proportions qu’il maîtrise.

Dans la continuité de ses travaux passés, on retrouve les aplats de couleurs vives et les jeux de textures. Belin associe savamment ces deux effets au tracé de ses lignes dans le but de leur imprimer un mouvement. L’artiste conserve également certains éléments hyperréalistes structurant de son identité visuelle première, ce qui confère un caractère unique à ses œuvres.

Franco Fasoli, surnommé JAZ, s’est éloigné de sa pratique initiale de graffeur en s’inspirant de son travail de scénographie. Au fil des années il devient de plus en plus ambitieux dans l’échelle et dans la complexité́ de ses œuvres. Il utilise de nouveaux matériaux, comme la peinture bitumineuse, le pétrole, le goudron, le papier et la chaux. Son style unique est inspiré tout autant par des problématiques socio-politiques que par des images de son enfance. On retrouve ainsi dans son œuvre la notion de « lutte » très caractéristique de la culture et de la création argentine.

Lek, l’ainé, a grandi dans le 19ème arrondissement de Paris, en pleine effervescence du graffiti. Au terrain légendaire de Stalingrad en 1980, Lek développe son style graphique, mixant le graffiti et sa connaissance de l’architecture avec des influences du Bauhaus, de l’abstraction et du futurisme. Travaillant le plus souvent dans des zones industrielles désaffectées, les compositions rigides de Lek, nourries de sa formation d’architecte, s’adaptent aux contraintes du lieu. Ses fragments typographiques agissent comme des dynamiques qui lacèrent l’espace, le révèle, l’annule, ouvrant de nouvelles perspectives dans ces zones chaotiques.

Lek est également le co-auteur de l’ouvrage « Nothing but letters » avec Yko, dont les expérimentations picturales ont fait école. Exposé à deux reprises au Grand Palais (2006 et 2009), il est à l’origine, avec son complice et artiste Sowat, du projet « Mausolée » _ monumentale exposition clandestine révélée en 2012 dans un film et un ouvrage _ qui leur a ouvert les portes du Palais de Tokyo. En Septembre 2015, il a l’immense honneur d’être invité, avec Sowat, comme pensionnaire de la Villa Médicis pour une année de résidence. Ils sont ainsi les premiers artistes issus du graffiti, à avoir franchi les portes de cette institution internationale de l’Art Contemporain.

3 artistes, 3 talents, 3 destinées parties d’un mouvement underground, décrié et illégal : le Graffiti. Aujourd’hui appelé Art Urbain (englobant ainsi les artistes Street Art), ce mouvement a acquis ses lettres de noblesse ces 15 dernières années. Les œuvres s’arrachent dans les maisons de vente, les galeries d’art se sont emparées des artistes, proposant chaque année un nombre d’expositions vertigineux partout dans le monde. C’est ainsi que l’Art Urbain est devenu le mouvement le plus dense, le plus populaire et le plus mondialisé de l’Art Contemporain du 21ème siècle.

Artistes Associés

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